Martha Argerich & Lilya Zilberstein En concert à Lyon Le 03/04/2019 - Salle Molière à 20h30 - Salle Molière

Programme du concert

Deux musiciennes d’élection capables de débusquer à travers les 176 touches de deux pianos toute la richesse polyphonique de pièces signées Schumann, Liszt et Rachmaninov. L’argentine Martha Argerich et la russe Lilya Zilberstein se connaissent de longue date et se retrouvent régulièrement en duo avec la même complicité pour notre plus grand bonheur.

Schumann

6 Etudes en forme de canons op.56

(transcription pour deux pianos de Claude Debussy)

Rachmaninov

Danses Symphoniques op.45 pour deux pianos

Debussy

Nuages et fêtes,

(deux Nocturnes, transcrits pour deux pianos par Maurice Ravel)

Tchaïkovski

Casse-noisette, suite extraite du ballet op.71

(transcription pour deux pianos de Nicolas Economou)

Réservation

Réductions accordées aux moins de 18 ans et aux étudiants de moins de 26 ans.
Les réservations seront prises en compte à réception du règlement; billets à retirer le soir des concerts à partir de 20h salle Molière, sur présentation du justificatif et d’une pièce d’identité.

Biographie - Martha ARGERICH

Pianiste mythique, née à Buenos Aires en 1941, Martha Argerich a toujours privilégié, au-delà de sa carrière de soliste, une démarche artistique où prévaut la convivialité, le sens de l’échange et du partage. Considérée comme une enfant prodige, elle donne son premier concert à l’âge de trois ans. En 1955, après quelques années d’études avec le professeur argentin Vincenzo Scaramuzza, elle se rend en Europe et étudie à Londres, à Vienne et en Suisse avec Bruno Seidlhofer, Friedrich Gulda - dont elle devient l’unique élève - Nikita Magaloff, Madeleine Lipatti et Stefan Askenase. A seize ans, elle remporte coup sur coup les Premiers Prix des Concours de Genève et de Bolzano. C’est alors le début d’une carrière internationale et l’enregistrement d’un premier récital pour Deutsche Grammophon, carrière qu’elle interrompt pourtant, n’étant pas satisfaite de ses interprétations musicales et des contraintes imposées par la vie de concertiste, mais qu’elle reprendra quelques années plus tard, en 1965, suite à son triomphe au Concours Chopin de Varsovie. Depuis, Martha Argerich parcourt le monde. Invitée permanente des plus prestigieux orchestres et festivals d'Europe, d’Asie et d'Amérique, elle privilégie la musique de chambre, joue et enregistre régulièrement avec le pianiste Nelson Freire, le violoncelliste Mischa Maisky et le violoniste Gidon Kremer. Directeur artistique du Beppu Festival au Japon, elle inaugurer cette saison la première édition de ses « rencontres musicales » à Hambourg. Autant d’occasions de s’entourer d’amis musiciens et d’artistes prometteurs auxquels elle apporte un soutien généreux.

Biographie - Lilya Zilberstein

Née à Moscou, Lilya Zilberstein commence le piano dès l’âge de cinq ans et est admise à sept ans à l’Ecole de Musique Gnessin. En 1987, elle remporte le Premier Prix du Concours Busoni. Le Süddeutsche Zeitung écrit : « Le monde du piano n’a pas seulement un talent exceptionnel en plus mais une artiste hors classe. Elle possède une maîtrise, une brillance, une agilité, une intégrité sonore qui rappellent les jeunes Richter, Guilels, c’est-à-dire la grande tradition russe ». 1991 marque un tournant dans sa jeune carrière : elle fait ses débuts en concert et au disque avec le Philharmonique de Berlin dans le Concerto n°2 de Rachmaninov et Claudio Abbado. L’entente et le succès sont tels qu’elle est immédiatement réinvitée par le Maestro pour graver cette fois le Concerto N°3 pour Deutsch Grammophon. Lilya Zilberstein reçoit le prix « Accademia Musicale Chigiana » à Sienne (décerné à Gidon Kremer, Shlomo Mintz, Anne-Sophie Mutter et Krystian Zimerman). Depuis, elle est invitée en Europe et aux Etats-Unis, joue sous la direction de Semyon Bychkov, Christoph Eschenbach, Vladimir Fedosseyev, James Levine, Michael Tilson Thomas, etc. En France, elle a déjà donné de nombreux concerts à Paris (en récital à l’auditorium de Radio-France, avec les Virtuoses de Moscou et Spivakov et avec le Philharmonique de Radio France), au MIDEM de Cannes, aux Festivals de la Roque d’Anthéron, de Besançon et de Toulouse, à Angers, Grenoble et Strasbourg ainsi qu’avec les Orchestres de Bordeaux, Lille, Lyon, Monte-Carlo, Montpellier et l’Orchestre de Paris dans le cadre du Festival de Montpellier. Elle joue régulièrement en sonate avec le violoniste Maxim Vengerov.